Dans l'ombre des éléphants
- aetiennephotos
- il y a 7 jours
- 2 min de lecture

La saison des festivals commence et je suis heureuse et fière de vous présenter ma nouvelle série "Dans l'ombre des éléphants". Quelques photos la composant seront visibles au festival de la Lorraine en Avril et je la présenterai en totalité au Festival de la camargue et du delta du Rhône en Mai, sous le soleil du midi. Cette série prolonge le livre que je viens de publier aux Editions Odyssée et que beaucoup d'entre vous ont pu déjà découvrir.
Je ne considère pas la photographie comme réduite à un simple reflet, ou à une capture d’un fragment de réalité. Lors de chaque déclenchement, le photographe engendre un nouvel objet, voire un tout nouvel univers. Cet univers est davantage influencé par le photographe lui-même, par sa culture et son histoire personnelle, que par le sujet ainsi immortalisé. Avant d’être photographe, je suis une scientifique, passionnée de mots et de livres. L’histoire, la mythologie, les mondes fantastiques nourrissent mon imagination. Tout mon travail photographique se mesure à l’aune de ce dialogue entre le passé et le présent, entre la science et les mythes.
La série de photographies présentées ici, en grande partie tirée de la première section de mon livre « Dans l’ombre des éléphants », est dédiée aux pachydermes qui habitent notre paysage mental. J'ai choisi d'explorer des techniques telles que les surimpressions et les poses longues, afin de créer des images qui oscillent entre le rêve et la réalité, fusionnant le dessin et la photographie. Mon intention est d'inviter le spectateur à entrer dans l'univers de l'éléphant par la voie du rêve et du mystère. En utilisant ces procédés artistiques, je cherche à éveiller l'imaginaire collectif et à permettre à chacun de s’approprier la présence de ces animaux fascinants. À travers cette démarche, j'espère guider le public dans un voyage contemplatif, où il peut cheminer à mes côtés dans l'ombre des éléphants, ressentant non seulement leur grandeur, mais aussi la profondeur de leur existence.
Les prises de vue ont eu lieu sur une période de plus de dix ans, lors de nombreux voyages en Afrique subsaharienne, en compagnie de mon mari et de guides locaux. Lorsque je photographie les éléphants, je sais d'avance que ces images seront ensuite transformées en monochrome. Je conçois mes images en fonction du résultat que je souhaite obtenir. Pour cela, j’utilise des filtres colorés ou dégradés et je reste attentive à la composition graphique de l'environnement. J'essaie de privilégier les prises de vue à pied chaque fois que cela est possible. Au Zimbabwe, en Namibie et dans des réserves communautaires au Kenya, j'ai pu m'approcher au plus près de ces majestueux géants. Les affûts, comme ceux du Botswana, constituent également des lieux idéaux pour observer les éléphants sans les déranger. Pour réaliser les superpositions, il faut souvent plus d'une dizaine de photographies pour créer une seule image. Si le sujet est immobile, c’est à moi de me déplacer autour de lui. En revanche, s'il est en mouvement, je réalise une longue rafale pour obtenir l'effet de flou désiré.




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