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Une "histoire comme ça" écrite pour mon petit-fils.

  • aetiennephotos
  • 4 déc. 2025
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 13 déc. 2025

Les larmes du guépard

 

Il était une fois, Ô mieux aimé, dans les vastes plaines dorées de l'Afrique, un jeune guépard nommé Kito. Kito était un guépard plein de vie, aux yeux pétillants. Sa fourrure dorée tachée de nuit lui permettait de se fondre parfaitement dans son environnement. Il rêvait de devenir le plus rapide des chasseurs et de prouver sa valeur auprès des autres animaux de la savane.

 

Un jour, alors que Kito s'entraînait à courir, il observa un groupe de gazelles s'ébattre joyeusement. Il les regardait avec admiration, mais en même temps, il ressentait une certaine tristesse. Il savait que, pour devenir un grand chasseur, il devrait un jour les poursuivre. Ce dilemme le tourmentait et lui donnait l'impression d'être déchiré entre son instinct et son cœur.

 

Kito décida alors de partir à l'aventure pour comprendre comment il pourrait concilier son désir de chasser et son affection pour les autres animaux. Il se mit en route vers la grande montagne, où le sage vieux lion, Mfalme, vivait. On disait que Mfalme possédait la connaissance de toutes les choses de la savane.

 

Après une longue course à travers les plaines et les collines, Kito atteignit enfin la caverne de Mfalme. Le lion, avec sa noire crinière majestueuse et son regard perçant, l'accueillit avec un sourire bienveillant.

 

« Je suis ici pour comprendre, ô Mfalme, » dit Kito. « Comment puis-je chasser sans éprouver de tristesse pour mes proies ? »

 

Mfalme réfléchit un instant, puis lui raconta une histoire ancienne. « Autrefois, les guépards étaient des créatures qui couraient sans se soucier de la souffrance des autres. Ils avaient des cœurs durs comme la pierre et ne connaissaient pas la compassion. Mais un jour, une guéparde nommée Nia, qui était la plus rapide de toutes, eut une vision. Elle vit la douleur des animaux qu’elle chassait, et cela brisa son cœur. »

 

Kito écoutait attentivement, ses yeux brillants d'intérêt.

 

« Nia comprit alors que la rapidité n'était pas seulement une force, mais aussi une responsabilité. Elle décida de changer. Pour chaque proie qu'elle chassait, elle versait une larme en souvenir de la vie qu'elle prenait. Ses larmes nourrissaient le sol et faisaient fleurir de belles plantes. Les autres guépards, touchés par son geste, commencèrent à faire de même. »

 

Mfalme continua : « C'est ainsi que les guépards ont hérité de ces traits noirs sous leurs yeux, comme des larmes. Ces marques leur rappellent toujours la beauté de la vie et la nécessité de chasser avec respect. Chaque guépard qui porte ces marques se souvient de la douleur qu'il peut infliger et choisit de chasser avec sagesse. »

 

Kito, ému par cette histoire, réalisa que sa vitesse était un don précieux, mais qu'il devait l'utiliser avec compassion. Il remercia Mfalme et retourna dans la savane, son cœur léger et sa détermination renouvelée.

 

Dès lors, Kito chassa avec une nouvelle perspective. Il courait vite, mais il ne perdait jamais de vue la beauté des autres animaux. Les traits noirs sous ses yeux devenaient un symbole de son engagement envers la vie, de ses larmes de compassion pour ceux qu’il poursuivait. Après avoir attrapé leur proie, les guépards restent plusieurs minutes, immobiles au côté de l’animal mort. Les savants, qui cherchent toujours des explications logiques en toutes choses, expliquent que le guépard essoufflé par sa course rapide – et il peut courir à plus de 120km/h, le savais-tu, petit d’homme ? – doit reprendre son souffle et laisser décroître les battements de son cœur. Mais l’animal terrestre le plus rapide du monde ne fait pas que se reposer. Pendant ces instants, il veille la proie qu’il a tué et la remercie. En donnant sa vie, elle lui permet de survivre et de nourrir sa famille.

 

Et c'est ainsi que, Ô mieux aimé, depuis ce jour, tous les guépards de la savane portent ces marques noires, rappelant à chacun d'eux l'importance de la vie, de la liberté et de la compassion. Kito devint un grand chasseur, non seulement par sa vitesse, mais aussi par son cœur, et sa légende fut racontée de génération en génération, à travers les plaines dorées de l'Afrique.

 
 
 

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